Bruno DE SAN NICOLAS
Colonel de l’Armée de l’Air et de l’Espace. French National Expert (NATEX) au Quartier général de l’OTAN, Bruxelles.
J’écris ici ce que je pense — sans paraphrase, sans faux équilibre, avec ce qu’il faut de contradiction pour que l’idée tienne sous charge. Souveraineté numérique, doctrine militaire, transformation des grandes organisations, esport comme levier de soft power, gaming comme terrain de défense : voilà les domaines où je rends des comptes publics.
Parcours
Avant l’OTAN, Chief Data Officer de l’Armée de l’Air et de l’Espace, puis responsable de la transformation numérique à l’État-major des Armées. Ces deux expériences m’ont servi la même leçon : dans les grandes organisations, la capacité à livrer n’est pas une affaire d’outils, c’est une affaire de commandement. Les architectures ne s’effondrent jamais par manque de talent — elles s’effondrent par inconnu et par fragmentation.
Formation : MA en Defence Management au King’s College London, programme AI for Senior Leadership du MIT, École de guerre.
Sur quoi j’écris
Quatre angles, qui se recouvrent plus qu’il n’y paraît :
- Souveraineté numérique et cloud souverain — capture cognitive par les hyperscalers, dépendances stratégiques, alternatives européennes. C’est dans ce champ que j’ai construit deux cadres d’analyse : la Capture Silencieuse (anatomie d’une stratégie d’hégémonie décisionnelle) et la souveraineté représentationnelle (un quatrième niveau, au-delà du juridique, du technique et de l’industriel).
- Doctrine et wargaming — exercices de forme AJP-5, études de crises (Iran, Taïwan), projet doctrinal Opération Minerve autour d’une coalition européenne de l’IA de défense.
- Leadership et transformation numérique — DevSecOps, platform engineering, ce que j’appelle la Forge Numérique : enterrer la « fabrique » et industrialiser l’audace.
- Gaming et esport militaire — cofondateur et dirigeant de l’AAEEG (Armée de l’Air et de l’Espace Esport & Gaming, 2023), vecteur de soft power et pont vers la filière synthetic worlds.
Ce que veut dire « MHacker »
Un MHacker, c’est la superposition du Maker et du Hacker : capable de prototyper vite et d’industrialiser propre, d’arbitrer sans mentir, obsessionnel sur le passage à l’échelle. Ce n’est pas un label — c’est une méthode : construire pour comprendre, détourner pour apprendre, documenter pour transmettre. L’ajout de « zèbre » signale simplement que je m’autorise des angles d’attaque latéraux là où on attendrait la voie procédurale. La discipline reste — seule la trajectoire change.
La main sur le fer
Je reste un praticien. Je publie du code et des notes de terrain sur le projet Wiki Résilience Pi (mesh citoyen, LoRa/Meshtastic, résilience des signaux). Je dirige une Honda CRF1100L Africa Twin sur les routes wallonnes, vole en Microsoft Flight Simulator 2024 avec la communauté Frenchsimmer, bricole en FPV, écoute large en SDR, et imprime en 3D les pièces que je ne trouve pas. Ce n’est pas une coquetterie : on ne pense correctement une technologie qu’après l’avoir tenue dans la main.
Contact
Le canal principal d’échange professionnel est LinkedIn.
Pour les échanges :
Bruno DE SAN NICOLAS
Colonel, French Air and Space Force. French National Expert (NATEX) at NATO HQ, Brussels.
I write what I actually think — without paraphrase, without false balance, with enough contradiction for the idea to hold under load. Digital sovereignty, military doctrine, large-organisation transformation, esport as soft power, gaming as a defence domain: these are the areas where I report publicly.
Background
Before NATO: Chief Data Officer of the French Air and Space Force, then head of digital transformation at the French Defence Staff. Both roles taught me the same lesson — in large organisations, the ability to deliver is not a tooling problem, it is a command problem. Architectures rarely collapse from lack of talent; they collapse from unknowns and from fragmentation.
Education: MA in Defence Management at King’s College London, AI for Senior Leadership programme at MIT, École de guerre.
What I write about
Four angles, more overlapping than they first appear:
- Digital sovereignty and sovereign cloud — cognitive capture by hyperscalers, strategic dependencies, European alternatives. Two analytical frameworks emerged from this work: Silent Capture (the anatomy of a decisional hegemony strategy) and representational sovereignty (a fourth layer, beyond legal, technical and industrial sovereignty).
- Doctrine and wargaming — AJP-5 format exercises, crisis studies (Iran, Taiwan), doctrinal project Opération Minerve on a European defence-AI coalition.
- Leadership and digital transformation — DevSecOps, platform engineering, what I call the Digital Forge: burying the « factory » and industrialising boldness.
- Gaming and military esport — co-founder and lead of AAEEG (Air and Space Force Esport & Gaming, 2023), a soft-power vector and a bridge into the synthetic-worlds industry.
What « MHacker » means
An MHacker is the overlap of Maker and Hacker: someone who can prototype fast and industrialise cleanly, arbitrate without lying, and stay obsessive about scale. It is not a label — it is a method: build to understand, repurpose to learn, document to transmit. The « zebra » simply signals that I allow myself lateral angles where the procedural path is expected. The discipline remains — only the trajectory changes.
Hands on the iron
I remain a practitioner. I publish code and field notes on the Wiki Résilience Pi project (citizen mesh, LoRa/Meshtastic, signal resilience). I ride a Honda CRF1100L Africa Twin across Wallonia, fly in Microsoft Flight Simulator 2024 with the Frenchsimmer community, build FPV drones, listen wide in SDR, and 3D-print the parts I cannot find. Not a quirk: one only thinks about a technology correctly after having held it in one’s hands.
Contact
The main channel for professional exchange is LinkedIn.